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Lexique
Références


  1-Sujet d'introduction: La   conjoncture de l'arrivée des   Français en Amérique du   Nord
  2-La Nouvelle-France: Les   débuts
  3-Le système de colonisation
  4-La Colonisation
  5-La menace anglaise
  6-Les peuples amérindiens
  7-Les guerres iroquoises   (1641-1701)
  8-La menace anglaise (1613-1667)
  9-Le gouvernement royal (1663)
  10-La déportation des Acadiens
  11-La guerre de la conquête
  12-Le régime anglais
  13-L'Acte constitutionnel   (1791)
  14-Les Patriotes
  15-L'Acte d'Union (1840
  16-La confédération
  17-La première guerre   mondiale (1914-1918)
  18-La crise économique   mondiale de 1929
  19-La deuxième guerre   mondiale (1939-1945)
  20-Maurice Duplessis et la   "Grande Noirceur"
  21-La révolution tranquille
  22-Octobre 70
  23-Le référendum de 1980
  24-Le référendum de 1995
  25-CONCLUSION
La première guerre mondiale (1914-1918)



    En 1914 éclate la première guerre mondiale, opposant l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie contre la France, l'Angleterre, la Russie, l'Italie, leurs alliés et les Etats-Unis à partir de 1917. Au Canada, le gouvernement décide de soutenir ses alliés en participant activement à la guerre. À peu près tout le monde est d'accord, le Québec aussi. Même les nationalistes Québécois sont en accord, en autant que l'enrôlement soit sur une base volontaire.
    À peu près tout le monde est content du déroulement que prend la guerre au Canada. Elle stimule fortement l'économie et l'agriculture et elle fait disparaître le chômage.


La conscription


    Jusqu'en 1917, l'enrôlement dans l'armée se fait volontairement. Les Canadiens-Anglais s'enrôlent en grand nombre, fort de leur sentiment d'appartenance à l'Angleterre. Cependant, cet engouement n'est pas le même pour les Canadiens-Français. En effet, ceux-ci n'éprouvent aucun sentiment d'appartenance en particulier avec l'Angleterre. De plus, plusieurs n'y vont pas car toutes les activités de l'armée se déroulent exclusivement en anglais.
    Toutefois, en 1917, les troupes canadiennes sont décimées et le système de recrues ne peut plus combler la demande, les pertes étant trop importantes. Le gouvernement impose alors la conscription, ce qui signifie l'enrôlement obligatoire. Au Québec, cette mesure provoque la colère de tous et la population démontre une forte opposition. Plusieurs jeunes hommes se cachent alors dans les bois pour ne pas aller à la guerre. Mais le gouvernement canadien ordonne d'arrêter tous les fugitifs à la conscription. Les policiers fédéraux se font un malin plaisir à capturer les contrevenants, se donnant même un système de prime par tête rapportée! Certains poussent même l'audace jusqu'à déchirer les papiers de permission des jeunes hommes pour les arrêter.
    L'une de ces arrestations, en mars 1918, provoque une véritable crise à Québec. Après cinq jours d'émeutes, le gouvernement envoie un régiment de soldats de Toronto pour casser l'émeute. Les soldats tirent alors dans la foule et ils tuent quatre jeunes hommes et en blessent plus de soixante-dix autres. De plus, la loi martiale est proclamée à Québec, enlevant tous les droits civils.
    Ces évènements ont approfondi les tensions ethniques entre Canadien-Français et Canadien-Anglais.


La motion Francoeur


    Suite à ces événements, le Québec a été sans arrêt la cible d'attaque de la part des autres provinces du Canada. C'est alors qu'un député, Joseph-Napoléon Francoeur, dépose une motion affirmant : " Que cette chambre est d'avis que la province de Québec serait disposée à accepter la rupture du pacte fédératif de 1867, si, dans les autres provinces, on croit qu'elle est un obstacle à l'union, au progrès et au développement du Canada ". Cela signifie que les Québécois en ont assez d'être constamment l'objet d'insultes et qu'ils peuvent se séparer du Canada si ce dernier ne veut plus du Québec.

Pendant la guerre


    Plusieurs choses se sont produites durant la guerre, au Québec. Tout d'abord, en 1915, le Chanoine Lionel Groulx commence à enseigner l'histoire canadienne à l'université. Ses idées de nationalistes, auront une grande influence sur les gens au Québec. Il sera le premier religieux à contester l'opinion de l'église, comme quoi, que la conquête anglaise aurait été bénéfique et que les Canadiens-Français devaient se soumettre au pouvoir anglais. Au contraire, Groulx affirme que la conquête a été une catastrophe pour le Québec.
    Puis en 1916, le gouvernement manitobain recommence à s'en prendre au français, en adoptant une loi abolissant complètement le français dans l'enseignement. De plus, dans la même année, Ottawa décide de piétiner sur le pouvoir des provinces en imposant des impôts sur le revenu des particuliers, ces impôts devaient être temporaires, mais bizarrement, elles sont toujours en vigueur aujourd'hui! En 1917, la Saskatchewan impose de nouvelles restrictions du français dans l'enseignement.


Les institutions d'après-guerre


    La 1ère guerre mondiale a fortement stimulé l'économie Québécoise. On peut aisément affirmer qu'elle a engendré une deuxième révolution industrielle.
    La force de l'économie du Québec a toujours été les richesses naturelles. Lorsque l'on a découvert l'énergie électrique et comment l'exploiter, l'économie du Québec a connu un nouvel essor. En effet le Québec est doté d'un réseau de cours d'eaux exceptionnel. On a donc implanté au Québec l'hydroélectricité. Aussitôt, on a débuté la construction de multiples barrages et de centrales hydroélectriques. Non seulement le Québec devient un important producteur d'électricité, mais il étend cette technologie dans plusieurs secteurs industriels, ce qui révolutionne complètement l'économie Québécoise.
    L'industrie du papier connaît une véritable poussée de croissance, et permet la création de nouvelles villes. Les papetières font rapidement parti du paysage commun des gens.
    Ensuite, c'est l'aluminium qui fait son entrée dans l'industrie Québécoise. La matière première est importée de l'extérieur, mais c'est au Québec que ce fait la transformation. En effet, pour l'effectuer, l'électricité est primordiale.
    Puis, c'est à cet époque que débute vraiment l'exploitation minière. Le Québec devient l'un des premiers producteurs mondiaux dans plusieurs domaines comme l'amiante et le cuivre.
    La 1ère période d'industrialisation datant de la fin du 19e siècle n'est pas finie, mais plutôt prolongée. Par contre, une deuxième révolution naît avec les éléments énumérés ci-dessus. Elle permet l'implantation de nombreuses villes comme Shawanigan, Asbestos, Rouyn…
    Toutefois, Montréal n'est pas exclue de cette révolution. Elle devient ainsi la première métropole du Québec et du Canada. Elle surpasse complètement les autres villes. Aussi, elle est la deuxième plus grande ville française au monde. La plupart des grandes compagnies canadiennes y ont leur siège social.
    Finalement, l'agriculture finit aussi par se moderniser et elle se concentre dans la production laitière. La machinerie fait aussi son apparition.


Autres secteurs


    Bien entendu, la prospérité occasionne l'implantation de nombreux établissements de tout genres. On surnomme d'ailleurs ces années " les années folles ". Des institutions comme l'université de Montréal, CKAC (première radio francophone), l'école des Beaux-Arts, et ainsi de suite, font leur apparition. On assiste aussi à l'avènement de syndicats comme la confédération des syndicats nationaux (CSN). La culture Québécoise prend énormément d'essor.
    Le fédéral y va aussi de ces réalisations, mais en empiètant constamment sur les pouvoirs du provincial, comme le domaine des routes et des pensions de vieillesse.





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Dernière modification le 28 avril 2000