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Lexique
Références


  1-Sujet d'introduction: La   conjoncture de l'arrivée des   Français en Amérique du   Nord
  2-La Nouvelle-France: Les   débuts
  3-Le système de colonisation
  4-La Colonisation
  5-La menace anglaise
  6-Les peuples amérindiens
  7-Les guerres iroquoises   (1641-1701)
  8-La menace anglaise (1613-1667)
  9-Le gouvernement royal (1663)
  10-La déportation des Acadiens
  11-La guerre de la conquête
  12-Le régime anglais
  13-L'Acte constitutionnel   (1791)
  14-Les Patriotes
  15-L'Acte d'Union (1840
  16-La confédération
  17-La première guerre   mondiale (1914-1918)
  18-La crise économique   mondiale de 1929
  19-La deuxième guerre   mondiale (1939-1945)
  20-Maurice Duplessis et la   "Grande Noirceur"
  21-La révolution tranquille
  22-Octobre 70
  23-Le référendum de 1980
  24-Le référendum de 1995
  25-CONCLUSION
Le gouvernement royal (1663)



    Mécontent du régime des Compagnies à monopoles, qui ne pensent qu'à semplir les poches au détriment de la colonie, louis XIV, roi de France (aussi surnimmé " roi soleil ", décide de prendre en main le destin de la Nouvelle-France. Il instaure alors en 1663, le gouvernement royal et la colonie est élevée au statut de province française.

Le fonctionnement du gouvernement royal

    Le chef suprême du gouvernement royal est le roi, mais c'est au ministre de la marine qu'il confie la charge. Ce territoire de la Nouvelle-France s'étend alors et compte 3215 habitants. Le gouvernement est alors divisé en trois, le gouverneur général, le conseil souverain ainsi que l'intendant.
    Le gouvernement général représente en premier lieu le roi. C'est lui qui prend en charge la défense de la colonie. Il s'occupe des relations avec les colonies étrangères et il est responsable du développement de l'Acadie et de la Louisianne.
    Le conseil souverain représente le tribunal, dont l'un des juges est l'Évêque de la Nouvelle-France. C'est le premier appareil politique qui est donné à la Nouvelle-France.
    Finalement, l'intendant est l'administrateur de la colonie. C'est lui qui s'occupe des finances du commerce, de la voirie, de la justice ainsi que des ordonnances. Il s'occupe aussi de Québec, qui est une prévoté, de Trois-Rivières et de Montréal, qui sont tous deux des juridictions royales.


Le régime seigneurial


    Instauré des le début du gouvernement royal, le régime seigneurial est un système de distribution des terres, qui favorisant la colonisation. Le seigneur, qui avait sa propre terre, était la plupart du temps un soldat. Sa tâche était de distribuer sa seigneurie (divisée en plusieurs terres) à des censitaires. En retour, il avait droit à des rentes sur celles-ci, ainsi que bon nombre de privilèges. Les seigneuries étaient réparties dans la vallée du Saint-Laurent.

Le développement de la colonie sous le gouvernement royal


    Avec ce nouveau système, la colonie connaît un nouvel essor. Tout d'abord, tous étaient d'accord sur les lacunes de la colonisation, qu'il fallait augmenter à tout prix, si la colonie voulait survivre. En premier lieu, la France envoie plus de 1000 soldats pour assurer la protection des civils. En 1665, le roi affecte son homme de confiance, Jean-Talon, comme intendant. Celui-ci dirige la colonie impeccablement. Il distribue de nombreuses seigneuries sur le long du Saint-Laurent, encourage les soldats à rester au pays et à fonder des familles nombreuses. Puis, pour stimuler le peuplement et encourager les mariages, il fait venir des " filles du roi " (orphelines élevées au frais du roi) et oblige les célibataires à se marier). De plus Jean Talon encourage les bonnes volontés comme l'artisanat et les nouvelles industries. En 1669, à Québec on construit le premier navire avec les matériaux du pays. Déterminé, enthousiasme et débrouillard, il contribuera de beaucoup à la croissance de la Nouvelle-France. Pendant son règne, la population aura triplé, assurant du même coup à la survie de la colonie.
    Pendant ce temps, le territoire de la Nouvelle-France s'agrandit rapidement, grâce aux missionnaires et aux explorateurs. Cependant, des traîtres français, qui ont fondé la Compagnie de la Baie d'Hudson, prennent possession de l'arrière-pays de la Nouvelle-France pour le compte de l'Angleterre.
    En 1668, les Jésuites fondent la mission de Sault-Ste-Marie, tandis que Louis Jolliet et Jacques Marquette atteignent et explorent le lac Supérieur en 1671. En 1673, ils arrivent en vue du grand et majestueux Mississipi. Lorsqu'en 1682, LaSalle arrive à l'embouchure du Mississipi, il prend possession de l'immense bassin au nom du roi de France. L'empire Français en Amérique s'étend depuis Québec, jusqu'au delta du Mississipi. En 1688, la population de la Nouvelle-France est de 10,303 habitants, malgré de nombreuses épidémies comme la rougeole qui touchent particulièrement les Amérindiens.


Les guerres intercontinentales (1689-1748)


    Les précédents affrontements qui avaient eu lieu précédemment n'étaient que des batailles de territoires opposant les colons des deux colonies, la Nouvelle-France et la Nouvelle-Angleterre. Mais pour la première fois, c'est la France et l'Angleterre qui donnent l'ordre à leur colonie de s'affronter, car la France et l'Angleterre sont en guerre elle-mêmes l'une contre l'autre. C'est ce qu'on appelle les guerres intercoloniales.

La première guerre intercontinentale (1689-1697)


    En Europe, la guerre dite de Ligue d'Augsbourg éclate. Les Anglais estiment, à tort, qu'ils peuvent l'emporter et lancent une attaque contre la Nouvelle-France dirigée par l'amiral William Phipps. Celui-ci s'empare alors du poste français de Port-Royal, en Acadie, qu'il réduit en cendres. Fort de cette victoire, les colonies anglaises s'allient pour attaquer Québec, le cœur de la Nouvelle-France. Québec est assiégée à l'été 1690. Phipps, par son émissaire, demande alors au Français de se rendre. C'est alors que le coriace gouverneur Frontenac lui lance sa célèbre boutade : " Allez dire à votre général que je n'ai point d'autre réponse à lui faire que par la bouche de mes canons et à coups de fusils ". Sans compter non plus sur Pierre Lemoyne d'Iberville, véritable " chasseur " d'Anglais, qui les expulse notamment de la Baie-d'Hudson. Devant la résistance acharnée des Français, Phipps ordonne finalement le retrait de ses troupes. En 1697, la France et l'Angleterre signe le traité de Ryswick, qui est un " statu quo ante bellum ", c'est-à-dire un retour à la situation d'avant-guerre, et la Nouvelle-France reprend tout ses territoires perdus. Québec étant sauvée, les colons érigent, en reconnaissance, l'église Notre-Dame-de-la-Victoire.

La deuxième guerre intercoloniale (1701-1713)


    En Europe, éclate la guerre de succession d'Espagne. Elle devient ici la deuxième guerre intercoloniale. L'Angleterre croit encore une fois que le moment est propice à la conquête de la Nouvelle-France. Une attaque massive se prépare. L'Amiral Hovender Walker dirige une flotte transportant 12,000 soldats vers Québec. Toutefois, les pilotes anglais étaient inexpérimentés pour naviguer dans les eaux du St-Laurent, et la flotte fait naufrage contre les rochers de l'Îles aux Œufs, près de Québec. Les Anglais rescapés, contre toute attente, doivent faire demi-tour lorsqu'un d'eux explose sans raison apparente. C'est un miracle, diront les colons. Ils ont donc rebaptisé l'église Notre-Dame-De-La-Victoire, l'église Notre-Dame-Des-Victoires. La Nouvelle-France est glorieuse et, pourtant, c'est elle qui écopera le plus! En effet, losqu'en 1713, la guerre prend fin, les belligérants d'Europe signent le traité d'Utrecht. Encore une fois, les enjeux se décident en Europe, et cette fois, le roi de France préfère laisser quelques parties de la Nouvelle-France à l'Angleterre, en échange d'avantages en Europe. C'est un véritable désastre pour la colonie.
    Avec ce traité, la Nouvelle-France perd l'Acadie, Terre-Neuve et la Baie d'Hudson. Les conséquences sont énormes car ces pertes de territoires signifient aussi la perte du plus gros réservoir de fourrures, la perte de territoires de pêche, ainsi que la perte de 5,000 colons en Acadie. De plus, la Nouvelle-France se trouve peu à peu encerclée, l'entrée du golfe du St-Laurent est menacée, donc les communications risquent d'être coupées. La colonie est réduite à un long corridor sur les rives du St-Laurent.
    Après ces revers dramatiques, la colonie française qui a alors une population d'à peine 18,000 personnes, est dans un piètre état. Heureusement elle connaîtra la paix pendant 30 ans, jusqu'en 1744.


La paix de trente ans


     La Nouvelle-France connaît, pour la première fois de son histoire, une paix d'une trentaine d'années. La colonie connaît alors une nouvelle poussée de croissance grâce aux colons canadiens, qui travaillent avec ardeur. La population est très religieuse, et elle s'agrandit rapidement. Les administrateurs Bégor, Dupuy et Hocquart se succèdent, et l'économie est prospère, la colonie se tournant même vers l'exportation. Partout on couvre les habitant de la Nouvelle-France d'éloges. De nouvelles initiatives et de nombreuses constructions sont effectuées. En 1735, on inaugure le chemin du Roy, une route qui permet le trajet de Québec à Montréal en quatre heures. Peu après, on débute la construction des forges du St-Maurice. De nombreux visiteurs écrivent des compliments sur la colonie. On affirme que la langue française y est excellente, que les habitants sont agiles et vigoureux, et qu'il ne manque de rien pour former une société agréable.
    L'intendant Hocquart ne néglige pas l'exploration pour autant. Il envoie le Sieur " De La Vérendrye " vers l'Ouest et celui-ci ira jusqu'à 1500 kilomètre de l'océan Pacifique, mais il arrêtera là ignorant ce fait.
    De crainte d'être à nouveau attaqué, on entreprend de multiples fortifications à Québec et à Montréal. On construit aussi de nombreux forts stratégique, comme la forteresse de Louisbourg, sur l'île Royale, pour maintenir une position à l'entrée du fleuve.


La troisième guerre intercoloniale (1740-1748)


    La guerre de Succession d'Autriche éclate en Europe, opposant une fois de plus la France et l'Angleterre. Cette guerre aura peu d'impact sur la colonie. En 1745, les Anglais prennent la forteresse de Louisbourg et la détruise. On dit que le piètre état des troupes de Louisbourg résultait de fraudes commerciales de l'intendant François Bigot, et de son complice Louis Chambon de Vergor.
    De leur coté, les Français tentent de reconquérir l'Acadie, mais malheureusement, ils échouent. En effet, ils ne purent compter sur l'aide des Acadiens, ceux-ci étant fidèle à leur serment de neutralité. La guerre prend fin en 1748, et le traité d'Aix-La-Chapelle restitue Louisbourg aux Français.





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Dernière modification le 28 avril 2000